Command & Conquer 3 : Les guerres du Tiberium

J’espère que vous ne cherchez pas la moindre once d’innovation parce que ce n’est pas dans Command & Conquer 3 que vous trouverez votre bonheur. Le gameplay est en effet extrêmement classique et reprend les grands principes du jeu de stratégie que l’on connaît depuis déjà plusieurs années. De ce fait, certains rétorqueront probablement qu’ils ont l’impression de jouer au même titre depuis les origines de la série. En effet, point de zoom impressionnant comme dans Supreme Commander, ni même d’univers original à la Paraworld, ici tout est très basique. Remarquez, ça permet d’entrer immédiatement dans la partie sans se prendre la tête avec des options compliquées. Si EA n’a pris aucun risque, le développeur a néanmoins mis le paquet sur la finition. Dans Command & Conquer 3, tout est en effet parfaitement au point : l’histoire est intéressante, la réalisation est réussie, la VF est convaincante, la jouabilité est simple et nerveuse, alors je vous le demande, pourquoi donc bouder son plaisir sous prétexte que le titre n’est pas novateur ?

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Les objectifs sont encadrés. Il est donc facile de les repérer.

Cette petite mise en bouche pourrait vous faire croire que Command & Conquer 3 est un simple update graphique de Soleil de Tiberium. Pas tout à fait, car on a quand même droit à quelques nouveautés intéressantes à commencer par le scénario qui se déroule après les événements narrés dans ce deuxième volet. L’histoire commence alors que la paix semble régner en cette année 2047. Le NOD commandé par son leader charismatique Kane se fait très discret et le GDI semble maîtriser la situation. Mais ce n’est que le calme avant la tempête puisqu’au mois de mars, un missile est envoyé sur le centre de commandement orbital du GDI. La destruction de cet équipement important marque le début de la troisième guerre du Tiberium, minerai extraterrestre que le GDI (sorte d’ONU du futur) voudrait bien voir disparaître de la surface de la Terre alors que le NOD (organisation opérant dans l’ombre) a pour ambition de contrôler. En effet, hormis le fait qu’il pollue une grande surface de la planète, c’est aussi une source d’énergie très recherchée. Les deux campagnes solos (une pour chaque faction) racontent donc la même histoire : l’affrontement pour le contrôle du Tiberium, mais sous deux angles différents. Plus tard dans l’aventure, vous aurez même la surprise de rencontrer une race extraterrestre (les Scrins) que vous pourrez diriger dans une petite campagne bonus qui se débloque une fois que vous avez terminé celles du NOD et du GDI.

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L’angle de caméra ne peut pas basculer.
Vous pouvez juste zoomer et faire des rotations.

Dans les campagnes solos, la narration se montre particulièrement soignée ce qui nous donne droit à plus de 90 minutes de cinématiques tournées avec de véritables acteurs, et pas des débutants s’il-vous-plaît puisqu’EA s’est payé les services (entre autres) de Michael Ironside (V) ou encore de Josh Holloway (Lost). Pour ne rien gâcher, le doublage français est particulièrement crédible. Bref, c’est du très bon boulot et c’est en grande partie ce qui fait que les campagnes valent vraiment le coup. De plus, l’ambiance sonore est elle aussi très soignée sur le plan de la musique et des effets sonores. Pour ce qui est de la réalisation graphique, si les décors ne sont pas particulièrement enthousiasmants, les différents effets sont pour le moins superbes : il faut voir les explosions, les fumées, les lumières dynamiques… La variété des missions est pour sa part au rendez-vous : défense de points stratégiques, attaque de bases ennemies, objectifs chronométrés, capture de bâtiments… A propos des missions, il est intéressant de noter que vous recevrez des récompenses en fonction de vos performances et que vous pouvez très bien les rejouer pour améliorer vos statistiques.

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Ces unités scrins ont un bouclier personnel.

Coté prise en main, le titre fait vraiment très fort puisqu’il ne faut pas plus de 10 minutes pour avoir tout pigé. Et pour cause, on reprend un gameplay très proche de Soleil de Tiberium qui était déjà très facile d’accès. C’est donc vraiment idéal pour tous ceux qui voudraient débuter dans le petit monde des jeux de stratégie. Typiquement, ils s’apercevront vite qu’une partie débute souvent par la construction d’une base (ce qui ne peut se faire que dans le périmètre immédiat dans lequel vous avez déployé votre véhicule de construction mobile). Ensuite, il faut bâtir des centrales qui produisent l’énergie nécessaire au fonctionnement des bâtiments. Enfin, il est nécessaire de récolter le fameux Tiberium, seul capable de vous fournir les ressources nécessaires à la création d’unités. Cet aspect est identique pour les trois factions qui ne se différencient en fait que par leurs unités. Ainsi, le GDI dispose d’armement lourd (le char Mammouth par exemple), tandis que le NOD se focalise sur des techniques de guérilla avec des unités certes moins résistantes, mais disposant d’armement très particulier leur permettant par exemple de se rendre furtives.

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Etats-Unis, Europe, Afrique, les combats ont lieu aux quatre coins du monde.

Les tactiques utilisées par ces deux factions sont néanmoins connues de ceux qui ont déjà joué à un Command & Conquer, et ce sont donc les spécificités des Scrins qui doivent éveiller leur curiosité. Un premier constat s’impose : les aliens ne sont pas très difficiles à maîtriser puisque comme nous l’avons déjà dit, leur structure de production est identique à celle du NOD et du GDI. En effet, même s’ils ne produisent pas leurs unités directement sur le champ de bataille comme leurs ennemis, le système choisi revient un peu au même. Pour créer de l’infanterie ou des véhicules, ils doivent construire des portails capables de téléporter les unités venant d’une base arrière. Pour le joueur, ça n’a aucune incidence : il devra toujours cliquer sur les unités qu’il souhaite avoir et elles lui seront livrées peu de temps après. Non, la particularité des Scrins est d’abord dans leur design pour le moins… organique. La plupart des unités mélangent en effet éléments biologiques et mécaniques.

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Le vaisseau mère alien en action.

Les éléments de soutien des Srins sont eux aussi très spéciaux et assez différents de ceux des deux autres factions. Ces soutiens sont des aides que l’on peut demander à n’importe quel moment par un simple clic sur une des icônes s’affichant à gauche de l’écran. Celles des Scrins permettent par exemple de convoquer un vaisseau mère capable de balancer une sorte de rayon laser à la Independance Day. Et ce n’est pas tout puisqu’on peut aussi avoir des essaims de buzzeurs. Ce sont des sortes d’insectes que vous pouvez mettre en protection d’un véhicule et qui boosteront considérablement son blindage. Quant à l’arme la plus puissante des Scrins, il s’agit d’une réaction sismique que vous pouvez déclencher n’importe où sur le champ de bataille (de préférence sur une base adverse) et qui détruira toute une zone. Pour y avoir accès, il faut construire un générateur sismique et attendre qu’il se charge, ce qui prend plusieurs minutes. Comme les autres joueurs (ou l’IA) sont informés du chargement d’une super-arme (un chronomètre s’affiche en haut à gauche de l’écran), ça leur donne la possibilité de tenter un assaut sur la structure avant que celle-ci ne soit chargée à 100%. Mieux vaut donc toujours avoir des unités prêtes à attaquer un adversaire qui envisagerait d’acquérir une telle arme, car le laisser terminer, c’est lui donner l’opportunité de mettre à mal votre base.

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Les cinématiques sont tournées avec de véritables acteurs.
Mickael Ironside dans cette capture!

Pour ce qui est du mode escarmouche, il faut préciser que l’on a accès à une vingtaine de cartes sur des terrains variés et permettant d’affronter de 1 à 7 ennemis. Il est possible de choisir le niveau de difficulté de l’intelligence artificielle, mais aussi, plus original, son comportement. Cinq personnalités d’IA sont disponibles : l’équilibrée, l’amatrice de rush, l’IA défensive qui développe sa base au maximum avant de lancer des attaques massives, l’IA dite "guérilla" adepte des stratégies de diversions et d’attaques sur plusieurs fronts et enfin, l’IA "rouleau compresseur" qui ne lance des assauts qu’avec des armées lourdes et des unités puissantes. Bref, il y en a pour tous les types de joueurs et l’option "aléatoire" permet de ne pas savoir à quel type de comportement on aura affaire avant d’y être confronté, ce qui ménage le suspense. Les développeurs ont souhaité rendre les parties rapides et la majorité des affrontements (en escarmouche comme au sein du mode campagne ou en multijoueur) n’excèdent donc pas la demi-heure ce qui permet d’enchaîner les parties à un rythme effréné.

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Si les effets sont réussis, les décors le sont un peu moins.

Côté multijoueur, si le mode LAN ressemble comme deux gouttes d’eau au mode escarmouche (à ceci près que vous affrontez des joueurs humains évidemment), le online est plus complet car hormis la possibilité qui vous est donnée de personnaliser une partie comme vous le feriez en escarmouche, des modes "officiels" sont aussi de la partie. Dans ces derniers, de véritables classements sont mis en place pour les deux types d’affrontements disponibles : un contre un et deux contre deux. En clair, le jeu retiendra vos performances pour vous classer au rang mondial. Plus vous gagnez et plus vous gravissez les échelons. De plus, des parties réservées aux clans (groupe de joueurs) sont aussi possibles. Vous ne jouez alors pas pour faire grimper votre classement personnel, mais celui de votre clan. D’autres petites gâteries sont aussi de la partie comme la prise en charge de la voix sur IP (qui vous permet de communiquer directement avec vos partenaires de jeu), et grâce à l’outil "Battlecast", vous pouvez regarder les parties d’autres joueurs dont certaines ont même droit à un commentateur qui narre les faits d’armes se déroulant à l’écran. Hélas, ça reste toujours du deathmatch. Dommage qu’il n’y ait pas de mode consistant à s’emparer de points précis et à les garder, ça aurait pu être sympa. Eh oui, que voulez-vous, on en veut toujours plus ! En l’état, Command & Conquer 3 est tout de même un excellent titre, certes, pas novateur pour un sou dans son gameplay, mais assez plaisant et complet pour vous tenir littéralement scotché de longues heures devant votre PC.

Source : www.Jeuxvideos.com

Ca y est!

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