99 F

AVIS :

« 99 francs »… Au départ c’est un bouquin écrit par Beigbeder et sortie en 2000… Un carton !

7ans après arrive le film… Carton ?

 Tu m’étonnes, taper sur la pub en disant « ils nous prennent pour des crétins d’consommateurs » c’est comme taper sur Mc Do en disant « c’est d’la malbouffe », c’est facile, marrant,  surtout ça défoule mais finalement ça n’avance pas à grand chose. Bref.

En sortant de ce film, déçu, j’ai eu cette sensation de déjà-vu et donc d’arnaque.

L’histoire finalement c’est « un type bossant dans et pour la consommation, voit arrivé une femme, elle bouleverse sa vie soi-disant parfaite, et il décide de foutre la merde pour retrouver sa liberté. »… déjà-vu… Bien sûr, c’est tout simplement du Fight Club ou du American Beauty… en moins bien. Et c’est là le gros problème, le film n’apporte rien ni dans la forme ni dans le fond.  L’ensemble du film est un patchwork de plusieurs films, et pas des moindres : Fight Club donc, mais aussi 2001 par-ci, American Psycho par-là, une pincée de Las Vegas Parano ou encore de La Ligne Rouge pour le final, Kounen nous donne même des images caléïdoscope façon trip-chamaniste comme dans son Blueberry. Il nous la joue même dessin animé… du jamais vu, sauf pour ceux qui auraient vu Cours Lola Cours, Spun, Tueurs Nés ou autre KillBill évidement.

99F est décrit comme une trashmédie (trash-comédie)

TRASH, donc Dujardin vomi ou s’encocaïne (c’est crade donc drôle) ou on nous balance par flashs des images d’abattoir ou du tiers-monde (tel du mauvais Michael Moore).

COMEDIE, là ça marche un peu plus, surtout grâce à quelques personnages secondaires rigolos dont les petites apparitions de Beigbeder.

L’évolution du personnage (speed sous cocaïne) est inexistante malgré une voix off qui nous dit le contraire.  La relation avec la fille et surtout le CHOC amoureux nous laisse tellement de marbre, vraiment dommage, surtout si on re-compare à American Beauty, là ça pique.

Le message de fond archi-hasbeen, est traité avec une naïveté antisociale pré pubère, surtout pour les DA (directeur artistique) ou AD(art-director) qui verront dans le fameux « (…) et maintenant vous savez pourquoi vous regardez des pubs de merde depuis des années » un écho à la plupart de leurs réunions de présentation client… Pas vraiment de quoi en faire un film… une pub à la limite.

99F n’est pas vraiment un film bon marché.

 

 

Sunshine

Avis : Pas forcément fan du travaille de Boyle (qui a réussi à parfois s’affirmer malgrès ses vilains tics hérités du clip) qui nous offre ici un oeuvre mature; empruntant à pas mal de classiques de la SF (2001,Solaris). Le film trouve son equilibre assez justement entre action et contemplation. l’esthetique soutient vraiment la narration et Boyle ne se perd pas dans des effets gratuits ne servant à rien. L’espace est ici particulièrement étouffant. Ormis une surprise étrangement venue sur la dernière partie du film, on est ici en face d’un très bon film de SF qui mérite d’être vu.

Ma note : 8/10